La Soufrière depuis mon bureau - Formation du dôme - Lave - Volcan explosif et volcan effusif - Repas de Noël - (jeudi 15 décembre 2005)

  1. La Soufrière depuis mon bureau

      Voici une photo depuis mon bureau. Au premier plan, mon poste de travail, en contrejour forcé. Juste derrière, celui de mon collègue. Et derrière la fenêtre, le volcan de la Soufrière. À droite, une mini terrasse/balcon, accessible par la porte-fenêtre.

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      Voici deux vues du volcan, prises depuis la terrasse/balcon à côté de mon bureau, en plaçant l'appareil photo numérique derrière un monoculaire de randonnée. On distingue en blanc en haut sur la droite le panache de fumerolles du Cratère Sud, où nous avons fait les prélèvements de gaz géochimiques.

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      Sur la première photo, tout le dôme est visible. Il fait environ 1km de diamètre et 300m de hauteur. Au premier plan, plus foncé, le piton Tarade, dont une grande partie de la surface s'est éboulée avec le séisme des Saintes. La route passe en lacets en contrebas. Sur la partie horizontale à droite, il y a le parking de la Savane à Mulets, désormais seulement accessible à pied ou en hélicoptère ;-)

      Sur la seconde photo, toute la zone sommitale est visible. On voit nettement la zone où la végétation a été détruite par l'acidité des fumerolles.

  2. Formation du dôme

      Tout ce dôme de la Soufrière s'est formé lors d'une éruption magmatique il y a 500 ans, avant l'arrivée des européens.

      Avec l'éruption phréatique de 1976 et toutes celles qui ont précédé depuis 500 ans, le dôme a reçu une grande quantité de cendres, allant de la particule de poussière au bloc de quelques mètres, en passant par des cailloux de toutes les tailles. Bien évidemment, plus c'est gros, moins ça vole. Les poussières se sont propagées jusqu'à quelques kilomètres, sur Saint-Claude notamment, où se trouve l'ancien observatoire (où je suis hébergé).

  3. Lave

      Sur les photos, on voit une aiguille. Ça se forme avec une poussée de lave visqueuse continue. Comme sur ce genre de volcan, la lave sort à 900°C, un peu en dessous de son seuil de fusion (1200°C), elle est très visqueuse, presque solidifiée. D'où la formation de ces aiguilles, qui montent comme sort une crème d'un tube qu'on presse.

      En 1902 (ou après, je ne sais plus), la Montagne Pelée (en Martinique) a créé une très grosse aiguille comme ça, surnommée le «pain de sucre», qui a atteint 350m de hauteur, avant de s'effondrer par instabilité.

  4. Volcan explosif et volcan effusif

      Cette lave, étant presque de la roche solidifiée, ne peut pas s'écouler sur les flancs du volcan comme la lave des volcans effusifs (tels le Piton de la Fournaise à la Réunion). D'où la formation de blocs, qui sont éjectés par la pression des gaz à l'intérieur du volcan. Dans le cas d'un volcan effusif, la lave se comportant comme de l'eau, les gaz s'échappent sous forme de bulles, comme dans une casserolle d'eau bouillante.

  5. Repas de Noël

      Ce midi c'était notre repas de Noël au bureau, avec pot de départ de Didier, que je remplace. Avec 27°C, nous avons déjeûné dehors. Ça va, il ne fait pas trop froid pour un 15 décembre ;-)