Je suis monté à l'observatoire en vélo. En partant de chez moi ça descend (jusqu'à 10%), jusqu'au pont du Gallion, ensuite ça remonte doucement (maximum 10%), je traverse la nationale par une passerelle, puis après le quartier Bisdary, j'arrive au pied de la colline du Houëlmont, 300m de dénivelée sur 2km, soit 15% de moyenne, avec même un peu de plat et un tout petit peu de descente, et surtout une fin très raide, qui part à 30% (voir la photo du 30 décembre).
Sur la seconde photo, si on mesure par rapport aux arbres, on se rend compte que c'est un raidillon à 22% ! Et il y a pire plus loin, avec ce pourcentage comme pente moyenne ! Mais je n'ai pas encore tenté, car Christian arrivait en voiture et m'a mis le vélo dans la voiture.
Pour rouler en montagne, l'instrument de référence n'est pas le compteur de vitesse du vélo, le récepteur GPS, l'altimètre, la boussole ou autre, mais le cardiofréquencemètre, un engin qui prend le pouls à la poitrine et l'envoie par radio à une montre qui l'affiche en temps réel. Je me suis rendu compte que dès que je dépassais durablement 150 pulsations par minute, je ne me sentais plus très bien (en restant à 160 : surchauffe, transpiration excessive, essouflement, vertiges et impression d'ivresse dûs au manque d'oxygénation).
À la puissance maximale que je peux fournir sans surchauffer, je passe à 4km/h sur le raidillon photographié. Il faut appuyer assez fortement sur les pédales (30kg selon le tableur) pour ne pas reculer, même avec un plateau de 22 et un pignon de 32 ! Et il est très difficile de tenir l'équilibre.
Je songe très sérieusement à m'acheter un tricycle couché. Il a plusieurs intérêts :
J'ai regardé ce qui se faisait, mais le choix est difficile. J'ai posé quelques questions techniques sur la liste VPH (véhicules à propulsion humaine), les spécialistes français du vélo couché, dont certains utilisent des tricycles.
Pour avoir une idée de ce à quoi ça ressemble, voici des modèles (de vélo, bien sûr ;-) qui m'intéressent :