J'ai passé la journée sur la Soufrière avec Thierry.
Voici comment s'est déroulée la journée :
Ça fait environ :
J'étais KO en revenant à l'observatoire à 15h, j'aurais bien fait une sieste. Mais il est 23h et je finis de résumer ma journée sur l'ordinateur.
La journée était très humide. Du brouillard mouillant (nuages) à peu près tout le temps, et de la pluie plus ou moins violente. Le sol était assez mouillé, j'ai souvent marché dans 5-10cm d'eau. À certains endroits il y avait même 30cm d'eau et de boue. Par contre il n'est pas tombé une goutte d'eau à l'observatoire, la Soufrière ayant son propre climat de haute montagne.
Pour nous fatiguer un peu plus, il y avait du vent et une température de 15°C. Au sommet, immobile pendant une heure en plein vent, par 15°C et trempé, j'avais un peu froid avec la veste et le pantalon en Gore-Tex et mon gilet polaire dessous. Thierry, sans gilet, juste avec le T-shirt et le Gore-Tex, était gelé. À la fin du travail au sommet, il tremblait en tenant son tournevis, on a dû se dépêcher de terminer pour marcher et redescendre.
Voici quelques photos. Celles sur la station météo au sommet sont embuées.
Il y a (dans l'ordre) :
Sur la Soufrière, j'ai cru qu'il tombait de la grêle. C'était en fait de la pluie, poussée par le vent, et en très grosses gouttes.
Autrefois Météo-France affirmait scientifiquement que les gouttes ne pouvaient pas dépasser un certain diamètre, à cause d'un fractionnement dû à la gravité. Mais ils ont découvert en Guadeloupe que leur diamètre pouvait atteindre 5 à 10mm, comme des grêlons ! Les gouttes que je voyais devaient dépasser légèrement les 5mm.
Sur mon trajet quotidien pour aller travailler, la moyenne des valeurs absolues des pentes doit se situer autour de 10% ! Si on ne prend que les montées, ça fait 5% de moyenne sur l'aller-retour. Ça ne m'étonne pas que la voiture consomme 10-11L/100km sur ces pentes.