Aujourd'hui, je suis monté avec François (directeur), Christian (responsable sécurité) et un formateur professionnel pour les règles de sécurité du travail lorsque des chutes sont possibles. Son rôle est d'expliquer quand il faut utiliser des cordes, et comment. Il était venu prodiguer une formation en Guadeloupe et avait quelques jours libres avant de rentrer. Nous avons donc échangé une visite guidée de la Soufrière (essentiellement les coins acrobatiques) contre des conseils avisés en sécurité anti-chutes. J'y ai également participé pour me permettre de repérer une série de sites que je ne connaissais pas encore.
À 7h, en prenant mon petit-déjeûner, il pleuvait chez moi, à 200m d'altitude. Mauvais temps en perspective au sommet... On a passé tout le temps dans les nuages, avec une bruine quasiment permanente, quelques averses, et beaucoup de vent (jusqu'à 75km/h de moyenne). Mais une journée beaucoup moins fatigante que la dernière.
Au programme :
Le canyoning est plutôt prévu pour demain, avec le prélèvement des sources, dont la Ravine Marchand. Comme son nom l'indique, c'est le lit d'un torrent...
Ce relevé de source se fera exceptionnellement un samedi, en compagnie des chefs de Paris, qui repartent dimanche.
Par curiosité, j'avais mis mon cardiofréquencemètre en partant. Je l'ai un peu regardé : 150ppm en montant, 125ppm en descente. Sur le plat ? Ça n'existe quasiment pas dans ce pays. Ce soir en tapant ces quelques octets avec le portable sur les genoux, je descends à 55ppm. Une ascension hebdomadaire entretient forcément le c½ur de quelqu'un travaillant en bureau.
Je comprends maintenant pourquoi on se fatigue sur le terrain, quand on passe des heures à marcher.
J'ai pris 48 photos, malgré le brouillard omniprésent. À la fin ça condensait tout de même sérieusement sur l'appareil, que je mettais pourtant en permanence (hors photos) dans sa pochette matelassée fermée à l'intérieur d'une poche étanchée de ma veste.