Balade sur la Soufrière (presque) sans nuage - (dimanche 19 février 2006)

  1. Balade sur la Soufrière (presque) sans nuage

      Ce midi, quand j'ai vu la Soufrière dégagée de nuages, j'ai décidé d'y monter pour voir à quoi ça ressemble quand il ne pleut pas, et pour prendre quelques photos si le temps le permettait.

      Dans le hameau de Choisy, à quelques kilomètres de chez moi, la Soufrière se montrait déjà prometteuse. Pas de nuages depuis un petit moment, et pas de très grosse masse nuageuse autour, juste des nuages de très faible épaisseur.

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      Après 20mn de marche, à la Savane à Mulets, vue sur les îles des Saintes, où s'est produit le gros séisme du 21/11/2004. À gauche Terre-de-Haut, dont le centre est au niveau de la mer et les hauteurs autour, à droite Terre-de-Bas.

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      Début de la montée par le chemin des Dames, rempli de touristes par ce beau temps. Au loin, l'observatoire et Basse-Terre.

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      Arrivé au sommet, le soleil éclaire le Gouffre Tarissan, qui ne dégaze pas énormément aujourd'hui, ce qui permet de voir ses parois.

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      Ce gouffre est la plus extrême curiosité naturelle que j'ai jamais vue : un gouffre d'environ 120m de profondeur, avec de l'«eau» 80m sous le niveau du sol, à ébullition, très chargée en cendres volcaniques microscopiques (ce qui la rend grise, opaque, alors qu'une fois décantée, elle est transparente (lègèrement jaune). Et surtout, cette eau contient énormément d'acide chlorhydrique : pH -0,13 le 1/12/2005, soit une concentration supérieure à l'acide concentré du labo de chimie.

      Lors de l'éruption phréatique de 1976, beaucoup de roches ont été éjectées par ce gouffre (liaison directe avec les nappes phréatiques en ébullition ?)

      Il y a un gros dégagement de vapeur de ce gouffre, chargée de gaz soufrés (H2S à l'odeur d'œuf pourri et SO2) et d'acide chlorhydrique.

      Il vaut mieux ne pas y plonger (mais ça ne peut pas arriver accidentellement). D'abord on a du mal à y descendre du matériel sans le cogner sur les bords, ce qui promet de bons chocs pour quelqu'un qui y tomberait. Ensuite, après 80m de chute/ricochets, le «splash» dans l'eau doit faire aussi bien mal. Et arrivé là, si on n'est pas encore mort, dans ce bain d'acide chlorhydrique en ébullition, avec un air irrespirable et d'énormes remous, je suppose qu'on ne peut pas survivre une minute.

      Zone du Cratère sud, fermé au public à cause des gaz acides (vapeurs d'acide chlorhydrique) et toxiques (gaz soufrés).

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      Le gouffre Tarissan. Un petit gouffre près du Cratère sud.

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      Des collègues de Grenoble en mission de tomographie sismique, venus ce dimanche démonter et porter du matériel.

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      Des touristes à côté du gouffre Dupuy, devant le «sommet» du plateau sommital.

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      Le rocher dit de «la Guenon», gardant la «Porte de l'enfer»

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      Vue sur Basse-Terre et Saint-Claude depuis le piton Dolomieu. Au premier plan, la Savane à mulets. Sur la seconde photo, les Monts-Caraïbes (où se trouve l'observatoire), mieux vus depuis ce côté du piton Dolomieu.

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      Depuis le sommet, le massif de la Soufrière vers le nord-ouest (le morne Amic et le Nez-cassé). Certains nuages formaient un plan horizontal très marqué.

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      Le piton Sanner, où on voit notre station météo et un GPS continu. Cette station météo enregistre probablement les pires conditions des petites Antilles !

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      Le piton Dolomieu (à gauche) et le piton Saussure.

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      Entre chaque trou dans les nuages, la visibilité diminuait radicalement : vers le Tarissan et vers le Piton Saussure, toujours depuis le sommet.

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      Le «sommet», symbolisé par un panneau.

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      Toujours depuis le piton sommital, un petit panorama et une photo de la zone autour du Gouffre Tarissan, avec au premier plan le Gouffre Dupuy, séparé du Tarissan par le «Pont naturel». En haut à gauche, en blanc, le panache fumerollien du Cratère sud.

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      Des ananas-montagne à fleurs jaunes non fleuris et un rouge fleuri.

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      Dans la descente de la Fente du nord, avec une vue esthétique sur la trace Carmichaël, qu'il faut emprunter en partie pour descendre vers le Col de l'Échelle.

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      Un «rouge-gorge» local. (mon appareil est très mauvais pour deviner où faire la mise au point)

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      Dans la descente vers le Col de l'Échelle : des mangle-montagne, des ananas-montagne jaunes fleuris, une fougère arborescence supportant des grandes feuilles de plantes épiphytes (siguine je crois) ;

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    1. Au Col de l'Échelle, un des nombreux rochers projetés lors de l'éruption de 1976, brisé par la chute d'un autre.
    2. Vue vers le dôme, d'où sont tombés ces blocs (principalement depuis la Faille du 30 août 1976).
    3. Sur ces dépôts de roches qui ont recouvert l'ancienne route, vue vers le Hoüelmont avec l'observatoire.

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      Premiers éboulements sur la route de la Citerne, causés par le séisme des Saintes (21/11/2004)

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