Ce matin, la femelle colibri était bien installée dans son nid, comme... un oiseau qui couve. Quand elle est partie, j'ai pu le vérifier, en voyant cet œuf minuscule, d'où sortira un oisillon pas plus gros qu'une mouche. Pour donner une idée de la taille de l'œuf, il ressemble beaucoup à un de ces œufs en sucre contenant de la liqueur qu'on distribue à Pâques. D'après François, ça fait 8mm, je n'ai pas vérifié.
Le colibri a fait son nid dans un jeune manguier, assez bas, qui à défaut de porter des mangues, porte cette année un colibri. Voici un autre manguier, adulte, situé le long de la route montant à l'observatoire.
Pour continuer dans le bestiaire, après la photo d'anoli, voici un gecko ou mabouya (créole), «l'autre lézard» des Antilles. Celui-ci fait environ 15cm, mais d'autres espèces peuvent atteindre 30cm (il y en a à l'observatoire).
On les reconnaît très bien à leurs doigts-ventouses qui leur permettent de chasser au plafond et leur position en arc de cercle. Ils courent aussi en ondulant comme des serpents.
Les geckos sont nocturnes et insectivores. Ils se mettent souvent sur les murs ou le plafond de ma terrasse, où les insectes sont attirés par la lumière qui passe à travers la persienne du haut de la porte. Et si j'allume la lumière de la terrasse, ils affluent et se régalent.
Mais ils sont très craintifs, et ont mauvaise réputation, même s'ils ne font que nous débarasser des insectes.