Éruption très violente à Montserrat - Tsunami - Marégraphes - (samedi 20 mai 2006)

  1. Éruption très violente à Montserrat

    Une violente éruption a eu lieu sur le volcan Soufrière Hills à Montserrat, l'île juste au nord de la Guadeloupe. Elle a été accompagnée d'une déstabilisation du dôme de lave, faisant dévaler 90 millions de m3 de roches jusque dans la mer. On ne sait pas très bien si c'est l'éruption qui a provoqué la déstabilisation ou l'inverse.

    Cette éruption a formé un gigantesque nuage de cendres qui est monté à 17km d'altitude, avant d'être emmené par les alizés sur la mer Caraïbe.

    Plus d'infos sur le site (en anglais) de l'Observatoire Volcanologique de Montserrat

    Voici une photo du panache de cendres depuis Vieux-Habitants en Guadeloupe (à 90km du volcan) ! Une demi-heure après, il avait disparu.

    img/jpeg_400_400/2006-05-20_panache_montserrat.jpg

    Cette animation est une série d'images satellite en infrarouge montrant l'amplitude et la vitesse du phénomène. 6h se sont écoulées entre l'explosion et la disparition à l'ouest du panache sur cette séquence.

    On voit que le nuage de cendres a atteint une superficie de 3 fois la Guadeloupe, en passant très près de la Guadeloupe.

    img/jpeg_400_400/2006-05-20_NOAA_SHVr.jpg

  2. Tsunami

    Cet effondrement massif a provoqué un tsunami d'1m de hauteur qui a touché la Guadeloupe notamment à Sainte-Rose, Deshaies, Basse-Terre, Terre-de-Bas (Saintes), heureusement sans faire de dégâts.

  3. Marégraphes

    En 2003, un effondrement similaire avait été observé, produisant aussi un tsunami. Un projet d'installation de marégraphes pour mesurer ces tsunamis avait alors été lancé à l'observatoire.

    Avec la longue grève du port de la Guadeloupe en 2004, le matériel a été livré tardivement et le projet avait été retardé et n'avait donc pas permis de mesurer le tsunami provoqué par le séisme des Saintes du 21/11/2004.

    Avec la crise des Saintes, ce projet d'expérimentation de capteur était moins prioritaire. Puis Sara Bazin qui le menait est partie diriger l'observatoire de Martinique en mai 2005.

    La semaine précédant ce nouvel effondrement de dôme, l'équipe technique travaillait sur ces marégraphes, avec un repérage technique sur site pour définir le matériel nécessaire à la pose des marégraphes (panneaux solaires, boitiers, câbles, ...)

    Voici donc un second tsunami raté par le projet marégraphes. Dommage !