Il existe sous les tropiques une espèce de fourmis particulièrement ravageuses, les fourmis manioc, qui mesurent environ 2cm, font des processions immenses et en une nuit peuvent débarasser un petit arbre de ses feuilles.
Je viens d'apprendre qu'il y en aurait dans le Parc national de Guadeloupe, qui étendent fortement leur territoire, en s'attaquant notamment aux fougères arborescentes, une espèce typique de la forêt tropicale, déjà très présente à l'époque des dinosaures. Il semblerait que les espèces de fougères arborescentes présentes ici sont menacées d'extinction à terme par ces fourmis.
Quand on voit la forêt, ça semble fou de penser que ces petites fourmis puissent faire disparaître ces espèces imposantes et répandues. Si c'était effectivement le cas, ce serait assurément le symbole d'une énième modification importante de l'écosystème guadeloupéen. Soit ces fourmis sont arrivées récemment dans un milieu qui ne les avait jamais connu, lui faisant peser une nouvelle menace, soit le milieu a été perturbé (par la pollution ou la diminution des prédateurs), favorisant le développement libre de ces fourmis ravageuses.
Le bambou, comme la canne à sucre, ont été importés ici il y a quelques siècles. La canne est cultivée et ne pousse pas très bien naturellement. En revanche le bambou se sent à l'aise, et pullule dans les forêts, menaçant aussi la survie d'autres espèces dont il prend la place. Il faut donc l'éliminer, si possible en le valorisant.