Ce soir, en quittant les Saintes où j'étais allé pour la journée rendre visite à Marianne, j'ai eu droit à un spectacle plutôt exceptionnel : la Soufrière dégagée (fait assez rare), vue juste avant le coucher du soleil, depuis les Saintes. C'était la première fois que je voyais ça, si bien que j'ai été surpris de la direction, de la taille et de l'angle de vue du dôme de la Soufrière vu depuis l'embarcadère de Terre-de-Haut.
J'ai photographié ça en attendant le bateau, mais quelques minutes plus tard, il était temps d'embarquer. Certains se demandent quelle est la distance qui me sépare des Saintes. J'espère que cette photo les éclairera...
Nous pouvions observer un phénomène assez curieux, plusieurs fois observé, mais qui nous intrigue à l'observatoire : un arc nuageux, qui ne dure que quelques minutes avant de disparaître. Nous aimerions bien comprendre sa formation, et s'il est nuageux ou fumerollien. Cette photo semble montrer qu'il est plutôt nuageux. C'est peut-être une variante des nuages lenticulaires.
En ce moment, le soleil se couche vers 17h30, moment où je suis sur le Wapayou le dimanche...
J'ai mis une page avec toutes les photos de ce blog. Actuellement, il y en 613, les vignettes prennent 26Mo (!). Avant de cliquer sur le lien, assurez-vous d'avoir un ordinateur costaud et une connexion internet rapide. Avec ce lien, je ne vais pas me faire d'amis chez Free, mon hébergeur ;-)
J'ai mis une page avec les photos de ma chérie, pour ma famille et quelques amis qui en demandaient. Pour la voir, demandez-moi le mot de passe.
Pas de photo récente, car je n'ai pas eu d'occasion de la photographier depuis 3 mois.
J'ai appris que certaines personnes dont je n'ai plus de nouvelles depuis un bail lisent mon bla-bla de temps en temps. Ça me fait vraiment plaisir. Pour une fois, la technologie (contrairement au téléphone portable, voir plus loin), permet d'ouvrir la communication, de rencontrer d'autres personnes que ceux que l'on connait déjà, de retrouver des gens perdus de vue. Notamment par le surf sur internet, une pratique fortement aléatoire.
C'est ainsi que parmi les spectateurs de la route du rhum, un couple qui me demandait ce que je faisais de mes photos, m'ayant au départ pris pour un journaliste (mon appareil photo et mes jumelles étant imposants), m'a posé une question clé pour vérifier si j'étais bien le rédacteur du site où ils avaient trouvé une photo des Saintes, d'une mare, probablement une de celles que j'ai photographié le 26 février, qu'ils avaient cherché par Internet. Ils savent maintenant où trouver mes photos de la route du rhum (si vous vous reconnaissez, contactez-moi. Au fait, vous cherchiez quelle mare ? J'en connais trois, d'autres ont disparu).
Récemment, j'avais aussi été contacté par des guadeloupéens, aux sujets de l'astronomie et du volcanisme.
On m'a aussi rapporté que les mises à jour de mon site n'étaient pas assez fréquentes.
Eh bien c'est simple, par moments, je n'ai rien à dire, soit par manque d'envie, soit parce qu'il ne se passe rien d'intéressant à raconter, qui puisse vous aider à mieux comprendre la Guadeloupe ou les activités de l'observatoire, à savoir ce que je deviens, ou à regarder vos prochaines photos de vacances.
Je raconte des choses suceptibles d'intéresser au moins quelques lecteurs, et parfois je dis ce que j'ai sur le c½ur. Et je vous mets des photos pour divertir ceux qui n'aiment pas lire.
Mais je ne suis pas journaliste, je ne cherche pas à vendre du papier lorsque je n'ai rien à dire, je ne remplis pas des lignes en usant mes petits doigts sur le clavier juste pour respecter un programme de mises à jour.
Parfois, deux mises à jour sont espacées d'un mois. Alors qu'en ce moment, avec la route du rhum, je complète tous les jours, voire plusieurs fois par jour, et longuement. Mais avec la connexion ADSL cassée, il y a un temps de latence car je rédige chez moi et j'envoie depuis l'observatoire.
Je vais essayer de mettre du RSS pour que les personnes intéressées puissent être prévenues des mises à jour, via le logiciel de courrier Thunderbird par exemple, sans que j'envoie du spam ;-)
Un titre volontairement provocateur pour ce que je considère comme un problème de société grave et sournois.
L'être humain, depuis la nuit des temps, a toujours exprimé l'envie de communiquer. C'est pour ça qu'il a inventé la vie en société et la parole.
Au fil des siècles, la communication a évolué : de la discussion à la conférence ou au débat, de la conférence à l'enseignement. La communication sans parole et l'archivage du savoir aussi : les peintures rupestres, l'alphabet, les tablettes d'argile, les livres, les courriers, les pigeons voyageurs, l'imprimerie, les services publics de poste, et récemment le courrier électronique et les sites internet. Au XIXème siècle la fée électricité a permis l'apparition de la discussion à distance, avec le téléphone. Pratique pour joindre quelqu'un à l'autre bout du pays sans faire des jours de train.
Récemment, le téléphone portable nous a envahi : au début, on prenait pour des dingues ces gens qui marchaient dans la rue en parlant tous seuls, ou plutôt trouvaient utiles de parler de travail avec leur patron en allant chercher leurs gosses à l'école. À force de propagande extrêmement efficace (notamment sur les plus jeunes, qui ne sont pas encore maîtres de leurs idées), les opérateurs téléphoniques ont fait admettre à des milliards de gens que c'était un besoin vital, au même titre que l'eau du robinet ou que le pain quotidien, s'assurant du même coup de baguette magique, par notre aliénation, des rentes juteuses.
Le problème de ce moyen de communication est qu'il a tendance à nous couper de la communication naturelle. Maintenant, quand on marche dans la rue, on ne dit plus bonjour à ses voisins, car on parle à ses proches au téléphone. Et comme on n'a pas le numéro de son voisin et que ça coûte désormais trop cher de parler, on ne parle plus. Même avec ses proches, on discute moins longtemps. On diminue le cercle des personnes avec qui on a l'occasion de discuter, et surtout on choisit ses interlocuteurs, s'interdisant toute ouverture d'esprit.
Quant à l'idée d'être joignable, je la trouve tout aussi folle. Elle fait partie du marketing, jouant sur la part d'égocentrisme et de narcissisme de chacun, qui se sent alors une personne importante, valorisée.
Autrefois, on n'aurait jamais toléré d'être dérangé par son chef ou sa belle-mère lorsqu'on dîne en tête à tête avec sa fiancée au restaurant (via le serveur déliant les mains jointes pour indiquer le téléphone mural par exemple). Maintenant, on se fait une obligation d'être joignable tout le temps, on répond en toute circonstance, avec le vibreur qui évite de déranger les autres personnes.
On donne aussi souvent l'argument de pouvoir appeler tout le temps, revendiquant cet appareil comme outil de sécurité. En pratique, si vous êtes vraiment dans une zone isolée, vous avez peu de chances que votre téléphone portable fonctionne. Et si vous n'êtes pas isolé, le téléphone le plus proche n'est souvent qu'à quelques centaines de mètres, et il peut il y avoir quantité d'autres moyens de signalement en cas d'urgence (cris, sifflements, bruits divers, signaux visuels, ...)
Pour ma part, je le revendique haut et fort, j'apprécie de n'être pas joignable pendant des heures, de pouvoir me concentrer sur ce que je vis avec les personnes qui m'entourent dans ces moments, ou de pouvoir me reposer calmement. Je suis joignable chez moi et au bureau, lieux où je passe déjà suffisamment de mon temps.
Pour la sécurité, je préfère prendre mes précautions plutôt que de compter sur un hypothétique réseau téléphonique et sur un hélicoptère (qui devrait être facturé aux couillons qui en abusent).
J'ai utilisé un téléphone portable, en pionnier, pendant deux ans en 1999-2000, puis j'ai décidé de l'abandonner. Depuis, je n'ai trouvé aucune raison valable de m'y remettre.
Quand je pars me balader seul, je n'emmène donc pas de téléphone. Traitez-moi d'inconscient si vous voulez, je m'en moque. Je m'arrange toujours pour que quelqu'un sache où je suis parti, et mon sac à dos contient toujours un minimum d'équipements de «sécurité» (je préfère appeler ça du «bon sens») : vêtements et chaussures adaptés au terrain, imperméable, gilet, eau et nourriture, coutelas, canif, cordelette, lampe, pansements. Je connais mes limites, mon endurance et les effets sur mon corps de l'hypoglycémie ou de la déshydratation. Quand je pars, je dois être capable de me signaler ou de revenir si je me blesse, je peux toujours rentrer de nuit ou dormir dehors si je traîne ou si je me perds.
Ces précautions se traduisent par très peu de poids supplémentaire (par exemple la couverture de survie qui protège du froid, du chaud et de l'eau pèse 20g), et certains éléments m'ont souvent évité de transformer une sympathique balade en cauchemard, par des gestes simples.
Malheureusement, il y a de plus en plus de gens qui partent explorer les montagnes ou les forêts (lieux autrefois craints) en bikini (j'exagère volontairement, mais c'est même parfois le cas), et qui après avoir gaspillé l'argent public en nécessitant l'emploi d'un hélicoptère pendant des heures (parfois au péril de la vie des pilotes), après avoir pesté contre la lenteur des secours, tentent de se dédouaner en montrant leur téléphone portable emmené comme sécurité, qui soit n'a pas trouvé son réseau chéri ou sa prise de courant, soit a rendu l'âme à la première goutte de pluie ou à la première flaque d'eau.
Il y a des pays où ces gens sont condamnés à rembourser l'argent public gaspillé par les secours. Ça me plaît bien... Vous avez une idée du coût horaire d'un hélicoptère ? Le salaire a très vite fait d'y passer.