Sorties de terrain et météorologie - De la buée sur les yeux ! - Vent et houle - Mésaventure aux Saintes : «Plouf !» - «Mauvais plongeur» - Ennuis possibles en vélo - (dimanche 3 décembre 2006)

  1. Sorties de terrain et météorologie

      Cette semaine, je suis allé deux fois sur le terrain, mardi pour prélever les sources lointaines, jeudi pour l'extensométrie.

      Mardi, nous avons dû annuler le prélèvement de la troisième source, à la 2ème chute du Carbet, pour cause de pluie intense, qui sur cette source, ruisselle sur les rochers et se mélange à l'eau prélevée.

      Jeudi, nous avons fait en partie notre tournée d'extensométrie, malgré le vent violent. Les sites abrités ont pu être mesurés, ainsi que les fissuromètres. En nous dirigeant vers le gouffre Breislack, le vent nous gênait beaucoup, d'autant plus que la pente y est très raide et les trous nombreux. L'enregistrement de notre station météo nous apprendra qu'il y avait 90km/h de vent soutenu, donc plus de 100km/h en rafales. Le lendemain matin, il y a eu 110km/h de vent soutenu.

  2. De la buée sur les yeux !

      J'ai pu observer un phénomène intéressant et suprenant par cette météo particulière. Le vent déplaçait les nappes de brouillard (ou de nuages, comme vous voulez) par vagues successives. En observant ça de face, le brouillard arrivant sur le visage devait formait une fine couche de buée sur les yeux, qui disparaissait en une fraction de seconde (à cause du vent ou du clignement des paupières). Si bien que dans cette série de vagues de brouillard, certaines étaient vues complètement floues, mais pendant seulement une fraction de seconde.

  3. Vent et houle

      Ces alizés violents ont bien sûr agité la mer, on la voyait blanche de loin. La houle a atteint les 2,5m ! Je m'attendais au pire en prenant le bateau aujourd'hui, mais en fait ça s'était calmé, la houle était inférieure au mètre.

  4. Mésaventure aux Saintes : «Plouf !»

      Pas de problème sur le bateau donc, mais à l'arrivée, après avoir débarqué mon vélo, m'apprêtant à raccrocher mes sacoches sur le vélo, une rafale de vent l'a emporté, l'a fait tomber, et il a poursuivi sa chute sur le bord de l'embarcadère, et «plouf !». Mais à l'extrémité de l'embarcadère, il y a environ 10m de fond. J'ai vite plongé pour récupérer mon casque qui dérivait à la surface, mais pour le vélo, à une profondeur que j'avais beaucoup de mal à estimer (notamment à cause des remous de la surface qui m'empêchaient de le voir), c'était une autre paire de manches. Était-il à 5m ? À 30m ? À quelle profondeur suis-je capable de plonger ? Comment le remonter ? Son poids nécessitait l'emploi d'une corde pour le tirer depuis la surface.

      Heureusement, aux Saintes, il y a des «marins» (pêcheurs), d'excellents nageurs et plongeurs. Ça ne faisait pas une minute que le vélo avait joué l'enclume marine que deux saintois en slip de bain se sont présentés. L'un deux a sauté à l'eau immédiatement. Il a emprunté un masque à un touriste médusé et s'est rendu au fond pour remonter en se plaignant du côté enclume de mon vélo. J'avais emprunté une corde sur un bateau (Antoinette), mais je ne comprenais pas pourquoi il ne replongeait pas pour la passer autour du vélo. J'ai vite compris en voyant revenir son camarade armé d'un grappin. Depuis la surface, en regardant avec le masque, il a pu accrocher le vélo, puis nous l'avons hissé sur l'embarcadère.

  5. «Mauvais plongeur»

      Celui des deux hommes qui est resté sur l'embarcadère dénigrait celui qui était dans l'eau en disant qu'il n'était pas bon plongeur, mais que son frère l'était. Quand même, ça ne le dérangeait pas de plonger en apnée à une dizaine de mètres de profondeur pour remonter un poids (bon, avec presque 20kg, il n'y arrivait pas, c'est normal).

      Aux Saintes, un «bon plongeur», c'est quelqu'un qui va plonger en apnée à 30m de profondeur, pour pêcher des coquillages (lambis essentiellement), ou lors de la pêche à la senne, diposer la senne au fond ou contrer les poissons qui tentent d'y échapper. En bref, un champion d'apnée...

  6. Ennuis possibles en vélo

      Sur environ 40000km parcourus en vélo, j'ai déjà connu pas mal d'ennuis, du genre un dérailleur plié à 90° dans les rayons, un autre explosé par tension excessive, une roue libre cassée (obligeant à pédaler en continu), une casse de manivelle de pédalier, une casse de potence (le guidon tournant indépendamment de la roue avant), une explosion de pneu et chambre à air, une perte de dynamo en roulant, peu de crevaisons ordinaires. J'ai donc toujours une petite trousse avec de quoi réparer ou bricoler des problèmes pas trop graves : couteau suisse, clés 6 pans, clé à molette, fil de fer, colliers de serrage en plastique, dérive-chaîne, kit crevaison (rarement utilisé). Ça m'a souvent permis de rentrer chez moi plus vite que si j'avais été à pied.

      Mais le vélo couché sur le sable sous 10m d'eau de mer, je n'y avais jamais pensé... ;-)