Gros Plant

 

Sommaire

mercredi 17 décembre 2014
Page Wikipédia sur le Gros Plant
lundi 15 décembre 2014
Voie d'eau
Carénage
Panne de moteur
Sondeur percé
lundi 2 septembre 2013
Démâtage
Impressions
dimanche 15 janvier 2012
Voie d'eau
Réduction et colmatage
Réparation
samedi 24 septembre 2011
Arrivée à Terre-de-Haut
mercredi 8 juin 2011
Carénage
Gratter, creuser
Aménagement du chantier
Pièces de bois neuf
Des scarfs, même pas peur !
Passe-coque sondeur et loch-speedomètre
Primaire avant peinture
jeudi 30 septembre 2010
Liste des Gros Plant
Photos des autres Gros Plant
Caractéristiques techniques du Gros Plant
Revue de presse sur le Gros Plant
Des nouvelles du mien
Carénage
Arrivée aux Saintes au soleil couchant
vendredi 2 juillet 2010
Mon bateau : «Mica», ex-«Juliénas 79», LE «Gros Plant» de Philippe Harlé
«Gros Plant» et «Muscadet»
Caractéristiques techniques
Histoire
Restauration
Navigation
 

mercredi 17 décembre 2014

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  1. Page Wikipédia sur le Gros Plant

    J'ai oublié de signaler ici la page Wikipédia consacrée au Gros Plant, dont je suis quasiment l'unique contributeur.

lundi 15 décembre 2014

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  1. Voie d'eau

    Peu après mon retour de métropole début novembre, j'ai découvert une voie d'eau : j'avais de l'eau au-dessus des planchers, soit entre 100L et 200L. De l'eau salée bien sûr. Dommage, j'étais passé quelques jours avant je n'avais pas pensé à soulever les planchers. Sur le moment j'ai écopé vite fait et attendu, ça coulait doucement. Au bout de quelques heures j'ai pu mesurer environ 1L/h, pas une grosse voie d'eau. Au bout de quelques jours à écoper et laisser sécher j'ai suivi la mince trace de filet d'eau et j'ai trouvé l'origine, sous le réchaud. En y touchant avec l'ongle ça s'est mis à suinter un peu plus : 5L/h. J'ai essayé de mettre un mastic époxy (époxy liquide bi-composants chargé avec du talc), ça n'a pas collé. J'ai acheté un mastic époxy soi-disant sous-marin (bâton de mastic bi-composant), ça n'a pas collé non plus. Le lendemain j'ai reessayé avec le même mais en mettant 2kg de plombs dessus, ça a légèrement collé, assez pour colmater.

  2. Carénage

    Le 26 novembre j'ai fait sortir le bateau au port de Basse-Terre, pour réparer la voie d'eau et le caréner. C'est un peu dommage de caréner un bateau encore démâté mais avec 290¤ de grutage A/R autant en profiter.

    J'ai fait quelques réparations : des trous probablement dûs à des tarets (dont celui qui faisait une voie d'eau), des listons pourris (entièrement sur 80cm à tribord, légèrement sur 20cm à bâbord), une pourriture du CP autour du dalot du banc tribord du cockpit, des petits accrocs par-ci par-là et un dalot de fond du cockpit que j'ai eu un mal fou à déboucher.

    Résulat notable : avant et après : l'élevage d'algues, bernacles, bivalves et éponges a fait place à un bel antifouling bien lisse.

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  3. Panne de moteur

    À la mise à l'eau, le moteur a démarré au quart de tour pour caler après 10m, redémarrer difficilement, recaler, puis ne plus vouloir démarrer. Il m'avait déjà fait le coup, j'avais fait nettoyer réservoir et carburateur, puis de nouveau en panne nouveau nettoyage du carburateur. Entre temps j'ai changé le bouchon du réservoir, qui perdait des particules de rouille dans le réservoir, et le robinet d'essence. Est-ce qu'il y a eu de nouvelles saletés qui sont parties dans le carburateur ? On verra l'avis du mécano. Sinon je penche pour un problème d'allumage (peut-être un défaut du coupe-circuit ?).

    Du coup, en panne de moteur je dérivais devant le port de Basse-Terre et comme c'était la fin d'après-midi un léger vent de mer était présent. Je me rapprochais donc dangereusement de la côte, et d'un coup je voyais le fond pierreux, à environ 3-4m, alors qu'il tombe à pic juste à côté. J'ai donc mouillé mon ancre avant qu'un pêcheur qui m'avait vu vienne me remorquer jusqu'au port. Le lendemain un collègue m'a remorqué jusqu'à la marina.

  4. Sondeur percé

    En 2011 j'avais installé un sondeur et un loch. En carénant j'ai pris soin de gratter délicatement le sondeur et de mettre un antifouling spécial. Une fois à l'eau je me suis rendu compte qu'il ne fonctionnait pas, et le lendemain matin j'avais de l'eau en fond de cale. Le sondeur a dû se percer, de l'eau passe par le câble, pas sur le côté (en contact avec du bois via de l'époxy). J'ai mesuré 0.1L/j. Je me demandais comment colmater ça et la fuite s'est arrêtée d'elle-même en 3 jours. Quand au loch, j'ai acheté une roue à aubes par Internet, l'existante avait perdu un de ses deux aimants, divisant la vitesse par deux. Je me demande si au prochain carénage je vais réparer ça ou carrément les enlever et boucher les trous.

lundi 2 septembre 2013

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  1. Démâtage

    Ce 2 septembre au soir, je suis parti avec mon voilier de Terre-de-Haut (les Saintes) pour Basse-Terre. Les conditions météo étaient un vent de 20 n½uds et une mer agitée, environ 1,5m de creux.

    Au bout de deux heures, alors que j'approchais de Vieux-Fort (un peu moins de 2 milles), je naviguais correctement au grand largue tribord amures, avec un ris dans la grand-voile et un ris dans le génois lourd. La vitesse au GPS était entre 6 et 8 n½uds.

    Sur mon voilier, à l'arrière, de chaque côté, un cordage prolonge les bastaques sur une poulie et un winch. C'est ce cordage à tribord (au vent) qui a cassé, sans défaut visible. Le mât n'étant plus tenu vers l'arrière que par le patara (en tête sur un gréement fractionné), il a instantanément basculé vers l'avant à bâbord, se brisant en deux morceaux par cintrage excessif, déchirant en deux le génois au passage.

    L'état de la mer ne permettait pas de continuer avec mon petit moteur hors-bord dans de bonnes conditions.

    N'ayant plus de VHF (on me l'a volée), ayant juste un GSM, j'ai appelé le 112 et demandé à être mis en relation avec le CROSSAG. Aucun navire n'ayant répondu à leur message PAN-PAN, ils ont demandé à la SNSM de Basse-Terre d'appareiller.

    J'ai pu remonter à bord la bôme et la partie basse du mât. J'ai décroché les haubans et les cordages pour que le mât et les voiles soient remorqués avec le moins de traînée possible.

    La vedette Karukera (SNS 268) est venue à ma rencontre et m'a prise en remorque, jusqu'au mouillage devant la marina de Rivière-Sens.

    Plus tard, j'ai remonté à bord les voiles et le haut du mât avec l'aide d'un collègue scaphandrier, qui a tout détaché en plongée pour les remonter séparément. La grand-voile est intacte à part une latte qui a disparu. Le génois lourd est entièrement déchiré. J'ai gardé les deux parties du mât pour l'expertise de l'assurance, mais il n'est pas réparable. À prévoir : un mât neuf et un génois lourd.

  2. Impressions

    Comme ça forcait un peu dans les rafales avec parfois le génois qui fasseyait, l'idée d'une rupture de bastaque m'avait traversé l'esprit un petit moment avant, mais j'avais déjà connu des conditions de navigation plus musclées et des pointes de vitesse fréquentes à 9-10 n½uds sur les crêtes de vagues. Là je plafonnais à 8 n½uds.

    J'avais déjà connu une avarie de bastaque : une fois la poulie (légèrement oxydée) avait explosé dans une rafale où je surfais à plus de 10 n½uds et j'avais évité par miracle un démâtage, le patara ayant suffi à tenir le mât, qui s'était tout de même esquinté sur l'emplanture en basculant en avant. Depuis cette avarie je mettais parfois un cordage dyneema par sécurité entre la bastaque et le balcon arrière, pour ne pas démâter en cas de casse. Mais cette nuit-là je n'en avais pas mis.

    Tout d'un coup, dans une rafale avec un surf à pile 10 n½uds selon le GPS, le mât a disparu instantanément, sans me laisser le temps de réagir. Ça fait tout bizarre sur le moment, on passe instantanément d'une bonne navigation à un très gros pépin. On se retrouve sacrément impuissant et en rage contre les éléments. Mais rien à faire, c'est cuit, il n'y a rien à faire pour corriger. Juste trouver un moyen de retrouver un abri.

    Je pense alors à Alessandro Di Benedetto qui a démâté au Cap Horn avec son mini (un voilier similaire au mien) et qui a réussi à tout remonter à bord et à faire un grément de fortune, avec lequel il a dépassé ses vitesses précédentes. Il a même retaillé ses voiles pour les adapter au nouveau gréement. Chapeau bas, l'italien !

    Je me demande comment il a pu faire ; quand je vois le mal que j'ai eu à remonter la partie basse de mon mât et la bôme, impossible de remonter le reste à la main (je n'ai pas essayé les winchs). Je voulais aussi éviter de créer une voie d'eau avec le mât percutant la coque.

    Surtout, sans voiles, mon voilier était transformé en coquille de noix avec un tangage et un roulis insupportables. Mon obsession était alors de ne pas tomber à l'eau, secoué en tous sens, occupé sur tout le pont à détacher le gréement, avec un peu moins de points d'attache pour la longe du harnais, et sans mât ou haubans pour me tenir.

dimanche 15 janvier 2012

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  1. Voie d'eau

    En naviguant entre la marina de Rivière-Sens (Basse-Terre/Gourbeyre) et les Saintes, après 2h de bonne navigation, au moment de virer de bord à l'approche des Saintes, j'ai découvert une énorme quantité d'eau à bord, plusieurs centaines de litres (au-dessus du plancher à la gîte).

    J'ai immédiatement prévenu le CROSS AG que j'étais mal en point et que je commencais à écoper, demandant une assistance de pompage et de remorquage éventuel. Mais comme il n'y avait pas eu de choc à part les vagues d'une mer hachée à l'entrée du canal des Saintes, je me doutais que ça rentrait lentement depuis des heures.

    L'effet de carène liquide m'a empêché de virer de bord, le moteur n'a pas voulu démarrer et un voilier passait par là. J'ai donc fait signe (ils n'avaient pas entendu la VHF) et ils sont venus me remorquer, alors que je me dirigeais vers les côtes de Terre-de-Bas.

    Après avoir écopé un moment au seau j'ai pu avertir le CROSS que la voie d'eau était raisonnable, le niveau d'eau baissait sensiblement.

    La SNSM de Terre-de-Haut ainsi que la gendarmerie de Rivière-Sens ont rejoint notre convoi et nous ont escorté jusqu'au mouillage de l'Îlet à cabrits, où après avoir localisé la voie d'eau à bord (écopage terminé) j'ai pu plonger pour voir qu'une planche de CP était sortie de son logement sur 40cm, décalée de 8mm. Je n'avais plus besoin de la SNSM (j'avais tout écopé à la main et mon moteur m'aurait permis de rentrer au port) mais ils ont tout de même tenu à me remorquer jusqu'au ponton. Quitte à payer, autant qu'ils m'aident.

  2. Réduction et colmatage

    Ça rentrait assez vite, environ 1L/min. En plongeant par 2m de fond j'ai pu repousser la planche à sa place ou presque, en prenant appui de mes pieds sur le fond pour avoir de la force, réduisant significativement la voie d'eau.

    Ensuite un «vieux loup de mer» débarquant de son voilier m'a donné le produit miracle : Epicol, un mastic bi-composant sous-marin. Ça a la consistance de la pâte à modeler, ça colle sur la coque immergée, pas sur les mains. J'en ai mis par dessous pendant qu'il en mettait à l'intérieur (moins utile, la voie d'eau étant moins localisée à l'intérieur). Ça a permis de colmater jusqu'à la mise à terre le surlendemain.

  3. Réparation

    Je n'ai réparé qu'en avril 2013, plus d'un an après, car j'étais hospitalisé 9 mois en métropole et j'y suis resté encore quelques mois.

    J'ai réparé simplement en creusant la partie abîmée (délaminée de l'intérieur) et en remplaçant par une planche neuve avec scarf. Il y a un défaut de fabrication majeur sur ce bateau : aux interfaces entre le bois massif (ici la quille) et le contreplaqué, il n'y a pas de scarf, le bois massif est creusé de l'épaisseur du contreplaqué, qui est collé directement sur son chant et sur le plat du pli intérieur. En cas de délaminage du pli intérieur, ça ne tient plus que par le chant, soit pas grand chose. C'est ce qui s'est produit.

samedi 24 septembre 2011

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  1. Arrivée à Terre-de-Haut

    Terminus, tout le monde descend. Bon, ça va vite, je suis seul, mais il faut un peu de temps pour descendre le fret (courses alimentaires moins onéreuses en Guadeloupe)

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    Quoi de neuf ? Pas grand chose.

    Sur la barre franche j'ai mis une cordelette qui fait le tour du bateau avec des poulies et des anneaux inox, ce qui permet de barrer depuis la plage avant.

    J'ai aussi installé des contre-drisses, utiles pour affaler les voiles quand le vent se prend dedans.

    J'ai aussi changé ma drisse de grand-voile et sa poulie, car la poulie s'était cassée et la drisse coincée. J'en ai profité pour mettre du 10mm, c'est mieux pour grimper dessus.

    Aux Saintes, il y a plus gros que le mien comme bateau, mais celui-ci ne navigue pas ! C'est la maison du médecin, construite par Adolphe Catan, photo-reporter de Guadeloupe.

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mercredi 8 juin 2011

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  1. Carénage

    Mon bateau avait besoin d'être caréné : la peinture sous-marine (antifouling) n'éloignant plus beaucoup les algues et les coquillages, il fallait la refaire.

    De plus, le 5 juin, en plongeant pour enlever des coquillages, je me suis rendu compte que j'avais du bois massif abîmé, sur 2cm de diamètre, que j'ai vite mastiqué craignant pire.

    État des lieux à la sortie de l'eau : pas grand chose, mon mastic a tenu, mais c'est abîmé à un autre endroit. Le safran a aussi besoin de mastic.

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  2. Gratter, creuser

    Partout j'ai enlevé la peinture au grattoir. Plusieurs jours de labeur, crevant ! Puis on creuse où ça se creuse tout seul, où c'est pourri.

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    Dérouillage du lest en fonte

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    Un ancien passe-coque est enlevé, pour le sondeur il faut juste un petit trou, l'ancien trou dans la contreplaque est bouché. Un travail épouvantable au ciseau à bois dans le bateau surchauffé au soleil.

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  3. Aménagement du chantier

    Des bâches à l'extérieur pour diminuer la chaleur au soleil et éviter de devoir rentrer les outils sous la pluie. À l'intérieur un ventilateur branché sur secteur.

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    Les outils motorisés : ponceuse orbitale ; meuleuse avec disque caoutchouc pour disque abrasif ; défonceuse ;

    Les outils manuels : scie égoïne ; serre-joints ; ciseaux à bois ; couteau ; tenailles ; marteau ; maillet ; tournevis ; chasse-pointes ; pied à coulisse ; crayon ; papier calque ;

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    Un établi, c'est bien pratique. Je l'ai fait avec ce que j'ai trouvé dans la benne à ordures de la zone technique : des palettes et une feuille de bois de placage.

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  4. Pièces de bois neuf

    Après avoir enlevé le bois pourri au ciseau à bois, il reste des trous à combler. Pour les plus gros j'ai mis des morceaux de bois et pas seulement de la résine époxy. Je les ai sculpté à main levée avec la disqueuse (au disque abrasif)

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    Autour du passe-coque avant tribord le contreplaqué était pourri, j'ai fait une découpe rectangulaire pour remettre une planche. Idem à l'arrière. Autour du passe-coque de vide-vite du cockpit, j'ai juste creusé et mastiqué. À certains endroits du bordé de fond, le premier pli était délaminé, il a été remplacé par un mastic époxy.

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    L'aileron devant le safran ainsi que le safran ont reçu une couche de tissu de verre et un enduit d'époxy.

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  5. Des scarfs, même pas peur !

    Pour remplacer des morceaux de contreplaqué, il faut faire des «scarfs» ou entures, des biseaux servant à augmenter la surface de collage. Je me suis entraîné sur des chutes, c'est étonnament simple : d'abord un trait de scie entre les deux extrémités du futur biseau, puis un creusement au disque abrasif sur la meuleuse, et finition à la ponceuse orbitale.

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    Dans la coque j'ai enlevé des vis et des clous. Une des vis était invisible, je l'ai trouvé avec la défonceuse, elle y a perdu en partie sa tête.

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    Ça y est, c'est taillé, mâle et femelle, pour l'avant et l'arrière

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    Les trous sont bouchés avec les pièces taillées

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    Un cadeau d'un charpentier de marine : le sabot nécessaire au montage du sondeur sous la coque.

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  6. Passe-coque sondeur et loch-speedomètre

    Les trous pour les passe-coque sont prêts : à bâbord (à gauche ici) le loch speedomètre, à tribord le sondeur.

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    À gauche le passe-coque du loch, à droite le sondeur, au centre les anciens passe-coque.

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    Les anciens passe-coque étaient d'un diamètre légèrement supérieur au nouveau du loch. Un peu de mastic époxy pour diminuer le diamètre.

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    À tribord le trou était déjà bouché, j'ai refait un petit trou pour la partie filetée du sondeur. Sous la coque, le sabot, retravaillé, fixé sur une planche neuve.

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    Le passe-coque de vide-vite du cockpit mastiqué. La planche neuve est en place.

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    De chaque côté du lest, les réparations sont recouvertes de tissu et d'époxy. Idem pour le safran et l'aileron.

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    La fonte dérouillée et mastiquée est recouverte de primaire antirouille. Erreur sur la première couche : j'ai mal mélangé, ce n'était pas opaque.

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    Le sabot du sondeur vu de l'avant

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  7. Primaire avant peinture

    Un coup de peinture. Enfin presque, ce gris est un primaire. L'antifouling sera noir.

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    Récompense de dures journées : un joli coucher de soleil pour terminer le chantier.

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jeudi 30 septembre 2010

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  1. Liste des Gros Plant

      Selon le fil «Info gros plant» sur le forum APMseuls 7 ou 8 Gros Plant ont été construits. Je sais par ailleurs qu'il y en a un qui fut construit en Suisse.

      J'aimerais donc les recenser. Voici la liste que j'ai pu constituer à partir des documents dont je dispose et de recherches sur Internet. Pour ceux dont j'ai pu retracer une partie de l'historique, j'ai indiqué plusieurs lignes. Mais peut-être que certains bateaux apparaissent en double si je n'ai pas pu faire de recoupement.

      NuméroAnnéePropriétaire ou skipperLieuNomCommentaires
      1 ?1979Jean-Luc Van Den HeedeArco2ème à la Mini-Transat 1979
      Thierry ArnaudAlbatros III, Sermi Aéronautique12ème/41 à la Mini-Transat 1985 (n°39), étrave modifiée
      DieppeCyranoEntièrement restauré
       
      21979Philippe Harlé (1979)La RochelleJuliénas (79)4ème Mini-Transat 1979 (n°32)
      Claude B.GuadeloupeJuliénas (79)
      Yann L.B.GuadeloupeJuliénas (79)
      Cédric S. (09/2004-01/2008)GuadeloupeJuliénas (79)Charpentier de marine, a intégralement restauré le bateau (coque, structure, gréement, accastillage)
      Norbert D. (01/2008-04-2010)GuadeloupeJuliénas (79)A réparé un bordé et l'étrave
      Alexis Bosson (moi) (depuis 04/2010)Terre-de-Haut, les Saintes, GuadeloupeMicaC'est le mien !
       
      ?Cyrille MartiniNantes
       
      ?1982Pierre-Alexandre MartinezCapbretonPatouarmé Mini-Transat
       
      ?Caféinevoile 19798, FFV 22/04/2000, Ligue Haute-Normandie
       
      ?1981Skymervoile 17782, FFV 17/10/1995, Ligue Pays-de-la-Loire
       
      ?1986Gilles Favez - InterviewVevey, SuisseFrilousConstruit en Suisse par le Chantier Cachelin
      ?1985Yvan Monnard (2006)CanadaÉglantineMis en vente
  2. Photos des autres Gros Plant

      Voici l'ancien «Arco» de VDH, renommé «Albatros III» pour Sermi Aéronautique, avec l'étrave modifiée, au départ de la Mini-Transat 1985. Cette modification d'étrave n'était pas du tout du goût de Philippe Harlé.

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      Voici Frilous, construit en Suisse pour Gilles Favez :

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      Quant au mien, j'ai déjà mis des photos précédemment. J'ai aussi ça : une copie de l'acte de francisation au nom d'Harlé ;-).

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       Document PDF [343 Kio]

  3. Caractéristiques techniques du Gros Plant

      La FFV dispose d'une fiche GROS PLANT Qmais avec le gréement en tête. Le mien est fractionné.

      Voici des documents d'époque avec les caractéristiques techniques. Le premier (édité avant la mini-transat) est erronné au niveau du tirant d'eau (1,3m et non 1,2m), du déplacement (estimé) et du gréement (4/5ème et non 7/8ème). Et dans le deuxième, le lest fait 4 fois le poids lège ! Le dernier est bon.

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      09/1979

       Document PDF [311 Kio]
      img/jpeg_400_400/2010-09-30_fiche_technique.jpg
      01/1980

       Document PDF [170 Kio]
      img/jpeg_400_400/2010-09-30_brochure.jpg
      07/1980

       Document PDF [302 Kio]

  4. Revue de presse sur le Gros Plant

  5. Des nouvelles du mien

      Comme je l'ai déjà dit, il faut le terminer, et en même temps l'entretenir.

    1. Le truc qui fait du bruit derrière

        Dès le départ, j'ai eu plusieurs soucis avec mon moteur (usure et mauvaises manips). Après une révision, puis changement de goupille, silent-block et bougie, il fait son boulot. Habituellement il ne marche que pour les départs et arrivées, mais ça m'est aussi arrivé de le mettre par pétole pour avancer plus vite, le moteur à faible régime me créant du vent apparent dans les voiles, permettant une vitesse décente. Sinon au départ des Saintes, je peux maintenant naviguer entièrement à la voile et relever le moteur après 50 à 100m parcourus !

    2. Prise en main

        J'ai traversé le canal des Saintes 22 fois à ce jour, soit environ 300 milles nautiques parcourus (~600km). Je suis donc bien à l'aise avec ce bateau et notamment comment hisser mes voiles : la grand-voile avec ses 3 lattes et les 4 bastaques a 12 chances de se bloquer en montant, sans compter les drisses et balancine à l'extérieur du mat qui avec le vent peuvent se mettre sur son chemin (pas très visible de nuit). Et le génois léger avec son grand recouvrement m'empêche de virer à faible vitesse et au près serré il fait facilement loffer si pas équilibré, le bateau s'arrêtant bout au vent le génois à contre, obligeant à virer lof pour lof. Si bien que par sécurité je l'affale un peu avant l'arrivée, ce qui améliore aussi la visibilité.

        Et les man½uvres dans la marina... La photo annotée doit suffire à comprendre. Entre les bouées je n'ai pas la longueur hors tout de mon bateau (plutôt entre les hélices de hors-bord), ce qui fait que je dois raser les bouées d'en face et tourner en même temps. La bouée signalée dépasse fort dans le chenal et elle est submergée à marée haute. Je suis passé dessus de nuit, comme elle est rouillée ça m'a gratté l'antifouling, je me suis retrouvé coincé dans des amarres de bouées (une devant, une derrière contre mon hélice), man½uvre à la main, une hélice de hors-bord m'a rayé la peinture de bordé. Grrrr...

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    3. La fée...

        J'ai attaqué doucement l'électricité : panneaux solaires, régulateur batterie et câblage volant dans un premier temps. Tableau électrique propre fait maison maintenant et câbles un peu moins volants, en attendant de poser les gaines et goulottes. Je dispose maintenant de :

      1. VHF (Radiocean 4500) ;
      2. Feux de navigation ;
      3. Éclairage intérieur par LED (un peu faible, je le remplacerai) ;
      4. Autoradio ;
      5. Ventilateurs ;

        J'ajouterai prochainement une prise 12V (allume-cigare) et mon sondeur/speedo en carénant.

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    4. Époxy

        J'ai expérimenté l'époxy à la maison et j'ai commencé à m'y attaquer sur le bateau :

      1. glissière de porte de descente cassée ;
      2. délaminage de la partie avant du banc tribord du cockpit par une infiltration d'eau par une fissure dans la peinture à un endroit où l'eau a tendance à stagner.

        Mais avec cette saison cyclonique et toute cette pluie ce n'est pas évident !

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    5. Divers

        À part ça plein de petites choses :

      1. changement de la ligne de mouillage (remplacement de la CQR par une Kobra, changement de la chaîne trop lourde et du câblot) ;
      2. du matelotage : fabrication d'une échelle 100% en corde bien plus pratique à ranger que l'échelle en alu, qui en plus n'était pas adaptée au bateau ; fabrication d'erses à bouton (manilles textiles), épissure longue câblot/chaîne
      3. des petites modifications : pose de mousquetons sur drisses, modification du palan de hale-bas et des renvois de drisses au piano, changement des écoutes, pare-battages et amarres, fixation d'une barre sur le moteur pour commander l'inverseur sans se contorsionner ;
      4. fabrication de gaffes (normales avec crochet à thon dont j'ai coupé la pointe et gaffes à poisson) ;

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      5. fin de la fabrication de mon annexe rigide pliante (modèle d'Alain Poiraud sur STW) : on en voit l'extrémité, pliée sur le pont ;
      6. fabrication d'une défense de ponton sur mesure : un gros ressort en bois, qui amortit progressivement de 100g à 100kg ! Un des premiers trucs que j'ai fait.

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  6. Carénage

      Il faut absolument que je carène (sortir le bateau et refaire la peinture sous-marine anti-salissures), ma quille et mon safran sont envahis par les coquillages et si je les enlève ça revient vite. J'ai tout enlevé 2 fois et j'ai brossé plusieurs fois !

      Mais pour caréner il faut aller à Pointe-à-Pitre, ce qui signifie 6-7 heures de navigation, plusieurs jours sur place et pas mal d'heures aussi au retour (normalement ça glissera mieux). Au préalable il faut une dernière fois virer ces coquillages en apnée pour gagner du temps et acheter tout le matériel et les consommables pour être sûr de pouvoir tout faire en même temps. Pour ça je dois y aller en voiture, et ce n'est pas non plus la porte à côté en étant aux Saintes ou à Basse-Terre. Je viens de découvrir qu'il me faut un passe-coque spécial pour installer mon sondeur, je ne sais pas s'il faut le commander. Il faut aussi jongler avec mes congés et ceux de mon collègue, et demander à ma bagnole d'arrêter de faire grève ! Sans ces petits détails, ce serait fait depuis longtemps...

  7. Arrivée aux Saintes au soleil couchant

      Samedi dernier, j'ai terminé la traversée sur la plage avant. Le soleil allait se coucher et pour une fois j'avais un appareil photo...

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      Pour ceux qui ont de bons yeux, le moteur était dans l'eau. À la voile, 2 n½uds, au moteur bas régime 3 n½uds, avec voile et moteur, 4 n½uds et le moteur qui consomme très peu.

 

vendredi 2 juillet 2010

Version archive
  1. Mon bateau : «Mica», ex-«Juliénas 79», LE «Gros Plant» de Philippe Harlé

      Mes proches sont au courant, d'autres non, j'ai fait l'acquisition au mois d'avril d'un tout petit voilier «habitable».

      Il s'appelait jusqu'à présent officiellement «Juliénas 79», en pratique «Juliénas» et s'appelle maintenant «Mica» (les initiales de nos prénoms).

      Les photos de l'annonce :

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      À la marina de Rivière-Sens au moment de l'achat :

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      L'intérieur au moment de l'achat :

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      Au mouillage ou accosté à Terre-de-Haut :

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  2. «Gros Plant» et «Muscadet»

      Ce bateau est du modèle «Gros Plant». Le vin éponyme, le «Gros Plant du Pays Nantais», est produit avec le cépage «Gros Plant» (appelé aussi «Folle blanche») dans la même zone que le «Muscadet».

      Le «Gros Plant» est un modèle dessiné en 1979 par Philippe Harlé pour remplacer son précédent modèle le «Muscadet», qui a été construit à 750 exemplaires en 16 ans (1963-1979).

      Il n'a pas connu le succès escompté car c'est un bateau en bois sorti en plein essor du marché du bateau en plastique et son prix était un peu prohibitif (main d'½uvre plus importante pour le bois). Seuls 7 ou 8 exemplaires ont donc été construits.

      Aujourd'hui Le «Muscadet» reste un bateau très réputé et le Gros Plant ayant été conçu comme un remplaçant amélioré du Muscadet, c'est un bateau mythique, et de collection.

  3. Caractéristiques techniques

      C'est un bateau «habitable» (couchettes pour 4 personnes, réchaud et rangements), construit en contreplaqué marine 9mm (avec des renforts en bois massif ou lamellé-collé)

      Il mesure 6,5m de longueur de coque (un peu plus de 7m hors tout avec balcon et safran, 2,5m de largeur, 1,3m de tirant d'eau, 2,4m de hauteur et 11m de tirant d'air.

      Il pèse 1100kg à vide, dont 440kg de lest en fonte (quille fixe) et accepte 400kg supplémentaires.

      Il a un gréement fractionné en 4/5 avec un patara, des bastaques et des basses-bastaques, soit 10 haubans (11 avec le bas étai qui n'est pas fixé), dont 5 à régler en navigation. Le gréement fractionné lui donne un mât de taille impressionnante (10m de hauteur) et une grand-voile tout aussi imposante. Il a un jeu de focs endraillés sur mousquetons (génois léger, génois lourd, foc de route et tourmentin) et un spinnaker. Sa voilure au près est de 32,8m²

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      Philippe Harlé avait un objectif majeur lors de la conception de ce bateau : la sécurité. Ces «petits bateaux» étaient réputés dangereux et n'avaient pas le droit de s'aventurer en haute mer. Il a voulu démontrer que ce n'est pas la taille qui compte, mais plutôt la qualité de la conception.

  4. Histoire

      Il a été construit en 1979, porte le n°2 de la petite série, et son premier propriétaire était Philippe Harlé lui-même, le fameux architecte naval qui l'avait conçu. Le n°1 était celui de VDH, Jean-Luc Van Den Heede(célèvre navigateur lauréat de multiples prix sur tous les océans). Ils se sont tous les deux lancés dans la 2ème édition de la «Mini-transat», en 1979, parmi 32 concurrents. VDH est arrivé 2ème, Harlé 4ème.

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  5. Restauration

      Ensuite, Harlé est resté un petit moment en Guadeloupe avant de revendre le bateau sur place. Celui-ci a connu plusieurs propriétaires, a vieilli, s'est dégradé, jusqu'à ce qu'en 2004 il soit racheté par un charpentier de marine, qui a entrepris de le restaurer de fond en comble.

      Les fonds, le pont, l'accastillage et la grand-voile ont été refaits. Le reste a été sérieusement révisé. Après 3 ans de chantier, il a pu retrouver son élément et démontrer que c'était un excellent bateau.

      En 2008 il a été racheté, a connu encore 2 mois de chantier : un bordé a été refait (pourriture autour d'un hublot), l'étrave a été refaite, le pont a été réparé au niveau des pieds de chandeliers.

      En avril 2010 je l'ai racheté, le bateau est en état de naviguer mais il faut terminer sa restauration :

    1. électricité à faire (éclairage intérieur et feux de navigation) ;
    2. pas de coussins pour la couchette double à l'avant, OK pour les 2 couchettes arrière ;
    3. pieds de chandeliers et filières à remettre ;
    4. génois lourd ou solent à faire faire ;
    5. finitions (petite menuiserie, peintures, ...).
  6. Navigation

      J'ai déjà navigué 15 fois avec, dont 10 traversées du canal des Saintes (11 milles nautiques, ~20 km), presque toujours en solitaire.

      Il est vraiment temps de le caréner (le sortir de l'eau pour refaire la peinture sous-marine anti-salissures), j'ai donc un peu de coquillages qui se sont fixés. Depuis que j'ai enlevé la plupart des coquillages, j'ai pu naviguer assez facilement à 5-6 n½uds au près ou 7-8 n½uds au grand largue avec 10-15 n½uds de vent, en réglant assez grossièrement les voiles, avec la grand-voile récente et le génois léger d'origine (30 ans !).

      C'est un bateau très intuitif : son faible poids le rend très réactif: le moindre réglage se sent immédiatement ; au près, une fois équilibré, il suffit de régler de quelques centimètres le palan 4 brins de l'écoute de grand-voile pour régler finement le cap. Quand je relève le moteur, je sens le bateau qui accélère (0,5 à 1 n½ud). Il glisse sur l'eau de façon incroyable : on ne voit quasiment pas de sillage et malgré son faible poids il ne s'arrête jamais sur une vague.

      Par petit temps, c'est vraiment très impressionnant : étant très toilé, on sent à peine le vent et on le voit glisser à 5 n½uds ou plus (avec encore quelques coquillages sur la quille).

      Navigation au près sous la pluie :

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       Vidéo [1,3 Mio]
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       Vidéo [1,4 Mio]

      Navigation au vent arrière :

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