En ce moment, il y a du passage à l'observatoire :
Ça fait, sur 7 semaines, 18 personnes de passage, 242 jours de mission cumulés, 13,4 jours/personne en moyenne !
À l'observatoire nous sommes 12 au complet, 9 actuellement.
Les missionnaires de tomographie sismique sont venus avec 1200kg de matériel (arrivé essentiellement par bateau auparavant), à monter au sommet ou ailleurs sur la Soufrière. On comprend vite qu'à dos d'homme c'est long et dur à monter. D'autant plus que certains éléments doivent peser jusqu'à 50kg.
Nous avions donc demandé une intervention de l'hélicoptère. Le temps étant dégagé, ça a pu se faire dès le début de la mission, le matériel étant tout juste préparé.
Nous avions un Séminaire du Houëlmont le matin (sur la formation de l'atmosphère). François a débarqué pendant la conférence, en demandant de bouger deux voitures qui «gênaient l'atterrissage de l'hélicoptère». Les étudiants venus de Pointe-à-Pitre écouter la conférence étaient pour le moins sceptiques. Mais quand 15mn plus tard, à la fin de la conférence, ils l'ont entendu arriver, ils sont très vite sortis le voir atterrir...
Il a fallu pas moins de 5 allers-retours pour tout monter. Heureusement, le service ministériel de sécurité civile nous avait accordé 2 heures de vol. Il y a 30mn pour l'aller-retour depuis Pointe-à-Pitre, plus 5 à 10mn par aller-retour sur la Soufrière. Ça laissait même de la marge pour revenir un autre jour si le temps était couvert.
Voici des vidéos du second atterrissage/décollage, après le premier aller-retour. Entre-temps, j'ai aidé à charger l'hélicoptère, qui n'est resté posé que quelques minutes, laissant les turbines allumées, au ralenti vol (ça souffle bien quand même).
Jusqu'à présent, une webcam réseau prenait des photos du volcan depuis la tourelle de l'observatoire pour les déposer sur le site web de Météo-France Guadeloupe. L'image est apparemment très consultée, que ce soit par les Guadeloupéens sur place, ou par des nostalgiques du pays expatriés à Paris. En cas de problème, on était donc immédiatement averti par Météo-France, recevant les remarques d'internautes.
Malheureusement la webcam utilisée avait un objectif grand angle et une qualité d'image assez médiocre. Nous avons donc recyclé notre ancien appareil photo «de terrain» comme webcam. Le programme sous Windows permettait de déclencher des photos depuis l'ordinateur, mais complètement buggé, il marchait une fois sur 10, rendant son automatisation inutilisable en pratique.
Après un peu de recherche, l'excellent logiciel libre GPhoto sous Linux nous a permis de faire ça parfaitement et sans le moindre plantage.
Maintenant c'est opérationnel, nous avons une superbe photo (zoomée et recadrée) de la Soufrière sur le site de Météo-France. Par beau temps, c'est parfois une carte postale. Voici quelques exemples :
Samedi dernier, en allant au marché, ma chaîne a cedé, au démarrage, quasiment sur du plat (~ +5%). Je devrais peut-être appuyer moins fort ;-) Je crois plutôt qu'elle n'a pas apprécié de changer de pignon accidentellement au démarrage, un maillon s'est écarté et a lâché. Je l'ai réparé ce soir, en changeant ce maillon au dérive-chaîne, j'espère que ça tiendra dans la montée à 30% du Houëlmont, où elle doit supporter en continu 200kg de tension, et 400kg quand je passe en danseuse.